Naissance :

28 avril 1911

(Rexdale, Ontario)

Décès :

1 octobre 1993

Études :

MD, University of Toronto (1934)

Prix et distinctions :

1983 : Doctorat honorifique en droit, Université Queen’s

1979 : Médaille d’or, American Society for Therapeutic Radiology and Oncology

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Picture of M. Vera Peters

Elle a révolutionné le traitement du cancer du sein et du lymphome de Hodgkin

Portrait of Vera Peters

Innovatrice en recherche et empreinte de compassion auprès des patients

On ne peut vraiment comprendre toutes les répercussions du travail de la Dre Peters sans tenir compte des défis qu’il lui fallut relever à une époque où les femmes n’étaient guère acceptées en recherche. D’avoir reçu son diplôme de médecine dans les années 1930 pour se démarquer dans les années 1960 comme éminente spécialiste en oncologie témoigne de sa détermination et de sa créativité. Répétant que la recherche n’est pas une question de temps mais plutôt de curiosité, la Dre Peters fut avant tout une observatrice qui cherchait à comprendre tout ce qu’elle voyait. Cette curiosité l’a amenée à changer profondément la gestion de la maladie de Hodgkin et du cancer du sein.  

Faits saillants

Diplômée de la Faculté de médecine de l’Université de Toronto, elle est l’une des 10 femmes seulement dans une classe de 115

Elle est la première femme médecin à la Faculté de médecine de l’Université de Toronto à obtenir une reconnaissance scientifique mondiale

Elle a préconisé les soins axés sur les patients

Elle a évalué minutieusement 8 000 dossiers de patientes pour ses recherches sur l’impact de la radiothérapie dans le traitement du cancer du sein

Historique professionnel

Répercussions sur la vie aujourd’hui

Lorsque la Dre Peters a commencé sa carrière, on pensait que la maladie de Hodgkin, plus communément connue maintenant sous le nom de lymphome de Hodgkin, était incurable. Les médecins ne pouvaient pas faire grand-chose d’autre que de donner un pronostic de fin de vie. D’autre part, le traitement du cancer impliquait une intervention substantielle. Avant la Dre Peters, 98 % des femmes atteintes d’un cancer du sein étaient traitées par mastectomie radicale, une procédure physiquement et émotionnellement difficile. Aujourd’hui, l’héritage de la Dre Peters est clair : la maladie de Hodgkin est considérée comme l’un des cancers guérissables chez les adultes, et le traitement conservateur du cancer du sein est la norme. Des milliers de vies ont été changées à jamais par la Dre Peters et continueront de l’être à l’avenir.

Picture of M. Vera Peters

2010

  • Dr. Vera Peter's daughter, Dr. Jennifer Ingram, at podium

    Intronisation à titre posthume de M. Vera Peters au Temple de la renommée médicale canadienne

    Representée par la Dre Jennifer Ingram, sa fille. Calgary (Alberta)

  • Les observations de la Dre Peters continuent d’être accueillies avec scepticisme

    Cancer

    Ce n’est qu’en 2002 qu’une approche conservatrice du cancer au stade précoce est officiellement approuvée.

  • Le Dre Peters publie la première étude contrôlée démontrant que la tumorectomie suivie de radiothérapie donne des résultats équivalents ou meilleurs que les interventions plus radicales

    Cancer, Femmes en médecine

    Selon elle, ces constatations démontrent que « les méthodes radicales ne sont pas dans le meilleur intérêt des patientes ». Lors d’une réunion de 400 médecins la même année, son exposé est chahuté par l’auditoire.

  • La Dre Peters continue de mener des recherches sur la maladie de Hodgkin, mais elle s’intéresse aussi à la recherche sur le cancer du sein

    Elle était fortement opposée à l’utilisation de la mastectomie radicale comme principale forme de traitement, car il s’agissait d’une procédure éprouvante sur les plans physique et émotionnel.

  • Fondation de l’Institut du cancer de l’Ontario, à l’Hôpital Princess Margaret

    Cancer

    La Dre Peters travaille à l’Hôpital Princess Margaret de cette époque jusqu’à sa retraite en 1976.

  • La Dre Vera Peters publie son étude marquante affirmant que la maladie de Hodgkin à un stade précoce pouvait être guérie par radiothérapie

    Cancer, Femmes en médecine

    Au cours de l'année précédente, elle avait présente ses résultats de recherche en radiologie au personnel de l’Hôpital général de Toronto.

  • La Dre Peters se joint au personnel à temps plein du service de radiothérapie de l’Hôpital général de Toronto

    Elle devient ainsi l’une des premières femmes à occuper un poste clinique dans un hôpital d’enseignement.

  • Le Dr Gordon Richards installe une machine à rayonnement de 400 kiloélectronvolts (keV) à l’Institut ontarien du cancer

    À l’Institut, la Dre Peters commence à traiter des patients atteints de cancer et à étudier l’influence de la radiothérapie sur la malades qui suivent un traitement contre la maladie de Hodgkin.

1937

Elle a laissé des pistes à ses remplaçants pour leur montrer le chemin.